Le Web 3.0: Le nouvel Internet révolutionne nos loisirs

Publié le par stefleur

  Le gotha de l'Internet est présent à Paris porte de Versailles pour « Le Web 3 ». La nouvelle génération d'entrepreneurs est décidée à bouleverser la vie des particuliers et des entreprises.
 
TOUS les grands noms de l'Inter­net se pressaient hier et aujourd'hui à Paris porte de Versailles, pour la troisième édition de la Conférence internationale des blogs, « Le Web 3 », organisé par Loïc Le Meur, blogueur et directeur général Europe de Six Apart, leader mondial des logiciels weblogs. Objectif : faire le point sur les nouveaux enjeux du Web 2.0, cette seconde génération du ­réseau Internet, caractérisée par son côté socialisant et interactif.
 

Une multitude d'entreprises est née dans cette sphère : des américaines comme MySpace, un site de mise en relation, ou Flickr, un site de classement de photos, mais aussi des françaises comme DailyMotion, un spécialiste des contenus vidéo, Netvibes, un site de pages d'accueil personnalisable, Viaduc, un réseau de mise en relation professionnel.

 

« Les choses changent très vite. Dans la Silicon Vallée, on est passé de l'ère du silicium et des ordinateurs à celle des logiciels, puis aujourd'hui à l'ère de l'Internet, du mobile, et des blogs », indique Georges Nahon, directeur du centre de recherche et développement d'Orange implanté dans la Silicon Vallée. L'iPod, le produit phare d'Apple, et le rachat de YouTube symbolisent cette transition vers les nouveaux produits de la distraction. « Le Web 2.0, hérité des mouvements libertaires qui ont toujours existé dans la Silicon Vallée depuis les beatniks, est un mouvement anti-côte Est, anti-hollywood, anti-establishment, qui crée un code complètement nouveau et suscite de grandes attentes en termes de revenus pour les années à venir », poursuit Georges Nahon.

Les quatre grands

Même si beaucoup de contenus sont de faible qualité, le Web 2.0 est en pleine maturation et apparaît comme un vrai mouvement de fond. Il révolutionne non seulement la vie des particuliers mais aussi celle des entreprises amenées à repenser toutes leurs architectures informatiques héritées du siècle dernier.

 
Le phénomène prend une telle ampleur qu'il suscite quelques inquiétudes. Certains experts redoutent l'éclatement d'une nouvelle bulle Internet. Celle des années 2000 est encore dans tous les esprits. Pourtant, la situation semble différente. « Il n'y a pas aujourd'hui de risque de cataclysme économique », estime Ouriel Ohayon, de TechCrunch, spécialiste de la bloggosphère. Notamment parce que les start-up du Web 2.0 s'introduisent peu en Bourse et ont moins recours au capital-risque. Pour deux raisons. D'une part, la technologie est moins coûteuse. « C'est dix à cent fois moins cher selon le secteur d'activité que le ticket d'entrée lors la première vague Internet », assure Georges Nahon. D'autre part, les contraintes de la loi Sarban Oxley, votée à la suite des grands scandales Enron et MCI, ont découragé les sociétés d'aller en Bourse. Le modèle pour un entrepreneur de start-up consiste désormais à se lancer vite, susciter un bon « buzz » sur Internet de façon à être repéré par le « gyme », c'est-à-dire les quatre grands de l'Internet Google, ­Yahoo!, Microsoft, eBay. C'est alors le jackpot assuré !
 
article paru sur Le Figaro
 

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